Artémis | Pourquoi retourner sur la LUNE ?

En 2022, la NASA a envoyé la capsule Orion autour de la Lune sans équipage. Qu’ont mesuré les détecteurs de rayonnement à bord, et comment le bouclier thermique s’est-il comporté au vol suivant ?
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Deux torses pour mesurer le rayonnement
Deux des passagers d’Artemis I portaient un nom : Helga et Zohar. Ces torses de l’expérience MARE imitent un corps féminin face au rayonnement spatial. Ce ne sont pas des mannequins de crash.
Zohar portait un gilet de protection, Helga non. L’objectif de l’expérience : évaluer ce que ce gilet change pour le corps qui le porte.

- Helga sans gilet
- Zohar avec gilet

Chaque torse est un empilement de tranches. Entre elles se logent de petits dosimètres : la dose se mesure à l’intérieur du corps, pas seulement à sa surface.
Les mesures publiées dans Nature en 2024 montrent notamment que l’emplacement dans le vaisseau compte. Pendant la traversée de la ceinture de protons qui entoure la Terre, le débit de dose variait jusqu’à un facteur quatre entre des détecteurs plus ou moins protégés.
Lorsque Orion a pivoté de 90° dans cette ceinture, le débit de dose a baissé d’environ moitié. Pour les auteurs, les parties les plus épaisses du vaisseau faisaient alors écran aux particules. Cet effet vaut pour ce moment précis, pas pour tout le voyage. Aucun événement de particules solaires n’a eu lieu pendant le vol.
Le bouclier, un vol plus tard
Pour Artemis II, la NASA a raccourci la distance maximale autorisée entre l’entrée dans l’atmosphère et l’amerrissage. Le but : passer moins de temps dans les conditions d’échauffement associées aux pertes de matière de 2022.
- Retour d’Artemis I
- Retour d’Artemis II
- Publication de la vidéo
- Analyse publiée par la NASA

| Mission | Zones |
|---|---|
| Artemis I (2022) | 103 |
| Artemis II (2026) | 9 |
Bilan NASA du 15 octobre 2026.
186 blocs d’Avcoat
Le bouclier d’Artemis II est un assemblage de 186 blocs. Ce nombre décrit sa fabrication ; il ne compte pas les zones de perte de matière. NASA, 15 octobre 2026
Ce comptage ne dit ni la surface perdue, ni l’épaisseur restante. La NASA juge toutefois le comportement du bouclier conforme à ses prévisions, et conclut que la trajectoire révisée a réduit fissures et pertes de matière.
Les vérifications continuent. Depuis août, des échantillons sont prélevés et passés aux rayons X. Des relevés laser, comparés à ceux d’avant le vol, mesurent de combien la surface a reculé.
Sources
Les sources de la vidéo
Les sous-titres conservés ne donnent pas la bibliographie d’origine. Ces documents permettent de retrouver les sujets abordés, sans que leur utilisation lors de l’écriture soit confirmée.
Pour aller plus loin
À propos des dessins
Les dessins de ce carnet sont des interprétations pédagogiques Illustr. Ce ne sont pas des photographies. Les torses et la coupe sont des vues schématiques ; le croquis du bouclier s’appuie sur une photographie de la NASA. Aucune approbation de la NASA ou de l’ESA n’est revendiquée.
